Théorie des zéros de Ghirardini et nombres zerfinis — version Blogspot (MathJax)
Résumé
Présentation complète et technique, prête à coller dans un billet Blogspot activé MathJax : définitions formelles du zéro dual
, construction canonique en ZFC (codage, algorithme de décodage
, règle de minimalité pour
), définition ordinale de la profondeur mémorielle
, preuves détaillées par induction transfinie, arithmétique des zerfinis
, exemples codés pour
, annexes techniques et discussion des variantes.
Introduction
La théorie classique considère la division par zéro comme indéfinie. La construction ghirardinienne remplace le scalaire zéro par un opérateur indexé
(le zéro dual) qui combine une composante opératoire (annihilation) et une composante mémorielle (restitution d’information). L’objectif est de formaliser ces objets dans ZFC, de définir une profondeur ordinale mesurant la mémoire interne du zéro, et d’établir une correspondance exacte entre la hiérarchie des infinis (Cantor) et une hiérarchie symétrique de zerfinis.
Axiomes et définitions de base
- A1 (Localité) —est défini si et seulement si.
- A2 (Absorbance opératoire) — il existereprésentant l’effet annihilant.
- A3 (Restitution mémorielle) —où.
- A4 (Injectivité locale) —.
- A5 (Idempotence) —pour tout.
- A6 (Hiérarchie des zéros) —.
- A7 (Monotonie stricte) —.
Définition. Pour tout ensemble
on pose
avec
opératoire et
mémorielle.
Construction canonique en ZFC : codage et algorithme
Codage canonique
Fixer une injection de Gödel
et, pour chaque ensemble
, une injection explicite
Les codes servent à ordonner finiment les sous‑ensembles et à définir la minimalité lexicographique.
Algorithme de décodage — spécification
est une relation récursive (définissable en ZFC) qui, pour tout ensemble fini de codes
, renvoie l’élément
reconstruit si et seulement si
contient les atomes d’information nécessaires selon une grammaire de construction fixée (paires, unions, fonctions, etc.). On note
.
Règle de minimalité pour
Pour chaque
définir
puis
La règle de minimalité garantit unicité de l’empreinte et, combinée à l’injectivité de
, assure l’axiome A4.
Définition ordinale de la profondeur
Définir la relation de dépendance
Sous l’hypothèse que
est bien fondé, on définit par induction transfinie le rang
puis la profondeur
Chaque
est un ordinal et
est un ordinal bien défini.
Preuves formelles — lemmes, propositions et théorèmes
Lemme 1 (existence et unicité des rangs)
Énoncé. Sous (C1)–(C3) (finitude des empreintes, injectivité, bien‑fondation), la fonction
existe et est unique.
Preuve. La relation
est bien fondée ; on définit
par récurrence sur cet ordre. Pour chaque
l’ensemble
est constitué d’ordinaux déjà définis, donc sa borne supérieure existe et définit
. L’unicité découle de l’unicité de la définition par récurrence sur un ordre bien fondé. □
Lemme 2 (idempotence opératoire)
Énoncé. Pour tout
,
.
Preuve. Par construction
est l’application constante
, d’où l’égalité. □
Proposition (injectivité locale)
Énoncé. Si
est injective alors
.
Preuve. Direct par définition
. □
Théorème (croissance stricte de la profondeur)
Énoncé. Si
et si
étend
en ajoutant un élément de rang strictement supérieur, alors
.
Preuve. Par définition
et
. L’existence d’un
avec
donne l’inégalité stricte. La construction inductive permet d’obtenir un tel
. □
Théorème (points fixes transfinis — esquisse)
Énoncé. Pour la tour
et la limite
correspondant à un ordinal point fixe
, le zerfini
est absorbant et stable par exponentiation itérée.
Preuve (esquisse). Par induction transfinie sur la tour, les profondeurs croissent et la limite
est construite comme union ; si
est point fixe ordinal pour l’exponentiation, la structure de dépendances devient stable, d’où l’idempotence au niveau zerfini. Une formalisation complète suit la même induction. □
Arithmétique des zerfinis
Définition. Pour tout
poser
Opérations.
- Addition :.
- Produit :.
- Exponentiation :.
Propriétés. Absorption (le plus « grand » domine), idempotence (
), sauts hiérarchiques à l’exponentiation analogues aux sauts cardinaux.
Bijection structurelle
Énoncé. La classe
(cardinal, ordinal) est en bijection naturelle avec la classe des zerfinis modulo l’équivalence
.
Preuve.
- Surjectivité : toute classe de zerfini est déterminée par.
Injectivité : deux paires distinctes donnent des classes distinctes.
- Existence constructive : pour touteconstruirede cardinalet définirpar induction transfinie pour obtenir. La construction utilise étapes successives et limites ordinales ; ZFC fournit les outils nécessaires. □
Exemples codés (pseudo‑code et résultats)
Pseudo‑code (schéma d’implémentation)
python
# Schéma (pseudo‑code)def build_codes(E):return {x: i for i,x in enumerate(E)} # injection c_Edef A(S_codes):# Décodage déterministe selon une grammaire fixéereturn decode_from_codes(S_codes) # utilisateur définit decode_from_codesdef D_x(x, E, codes):candidates = all_finite_subsets(E)valid = [D for D in candidates if A({codes[y] for y in D}) == x]return min_lex(valid) # minimalité lexicographiquedef compute_rho(E, Mem):rho = {}def rank(x):if x in rho: return rho[x]if not Mem[x]: rho[x]=0; return 0rho[x] = max(rank(y)+1 for y in Mem[x])return rho[x]for x in E: rank(x)return rho
Exemple 1 —
Construction :
,
,
. Alors
et
. Donc
.
Exemple 2 —
Construction (convention) :
,
pour
,
pour
. Profondeur maximale
. Donc
sous cette convention.
Exemple 3 —
Convention canonique adoptée : choisir la profondeur minimale non dénombrable pour refléter la richesse du continu, i.e.
. Ainsi
. D’autres choix restent possibles selon la granularité des empreintes.
Robustesse, limites et variantes
- Dépendance au codage.dépend de la règle de codageet de la convention minimale pour. La convention canonique (empreinte minimale via) vise à réduire l’arbitraire.
- Bien‑fondation nécessaire. Sicontient des cycles, la définition des rangs échoue ; la construction inductive impose la bien‑fondation.
- Choix pour. Adopterest naturel mais non obligatoire ; la théorie structurelle reste valide quel que soit le choix, seules les valeurs ordinales changent.
- Interprétation physique. Traduireen mécanismes physiques (Mécanique de Non‑Vie) demande modèles et simulations ; la formalisation mathématique est indépendante de ces interprétations.
